metal progressif

Le metal progressif présente la notion de fusion d'un genre musical avec une base de metal (à ne pas confondre avec le crossover). Sa caractéristique essentielle, comme son nom l'indique, est l'intégration de structures progressives dans les morceaux, ce qui inclut entre autres des changements de rythmes, des morceaux souvent longs (en général à partir de 7 minutes), des mesures et rythmes complexes ou encore des ambiances très travaillées. Traditionnellement, le classique est une composante souvent utilisée. L'emphase est généralement mise sur la technique instrumentale et la complexité rythmique. Ce mouvement apparaît à la fin des années 1980.Certains pourraient ne pas considérer le metal progressif comme un style à part et pourtant, il serait bête vu son importance et sa spécifité (qui lui vaut même une compagnie de disques presque exclusive : InsideOut Records) de le nier. Ses premiers balbutiements remontent aux années 1980, dans les premières années de Metallica, qui faisait dans un thrash hautement technique, composé selon des méthodes très académiques de changements de signatures et de jeu de batterie et de guitares qui démontraient un haut calibre de "Musicianship". D'autres groupes, moins connus toutefois mais tout aussi importants (tels Savatage et Annihilator) participèrent aussi au mouvement.
Au thrash fut mêlé des fortes influences de géants du rock progressif, principalement Rush, Yes et Pink Floyd, le heavy metal de Iron Maiden qui parfois se dote de structures progressives et le heavy metal classique de Judas Priest... bref presque tous les styles de Metal populaires dans les années 1980 avec une touche de rock progressif donnèrent naissance au metal progressif. On le vit surtout émerger grâce au groupe américano-canadien Dream Theater. Des six styles de metal décrits ici, le progmetal est de loin le plus technique de tous, la plupart des musiciens étant des virtuoses bourrés de technique fraîchement sortis des conservatoires et des multi-instrumentistes autodidactes capables de composer des opéras qui ne tiennent pas sur un disque compact. La longueur des pièces est une des particularité propres au progmetal, les fans ayant généralement droit à des "opus" de 10 minutes et plus (le record allant probablement à Dream Theater : leur pièce Six Degrees Of Inner Turbulence dure 42 minutes)

# Posté le lundi 11 septembre 2006 09:14

Modifié le mardi 12 septembre 2006 08:06

Metal symphonique

Un groupe de métal symphonique a une volonté d'associer une formation de Métal classique (batterie, guitares) à une partie symphonique constituée d'une mélodie importante. Cela peut être composé avec un synthétiseur, comme la plupart des groupes, ou être avec un vrai orchestre.Les compositions mélodiques sont d'une variété presque
infinie. On peut avoir des mélodies classiques inspirées de Vivaldi, Mozart, des mélodies folkloriques, traditionnelles, ou plus actuelles avec une prédominance de la guitare. L'usage du synthétiseur (imitant le clavecin, le piano, le violon...) est assez fréquent. L'usage des violons et autres éléments d'orchestre aussi ; on peut également avoir de la flûte, ou simplement du piano. Ces mélodies sont très fréquemment mélangées à une chorale. Ajoutons que lorsque la dimension orchestrale prend une grande ampleur, on entre dans un concept plus large que le métal symphonique, c'est le métal orchestral. Dans ce contexte, toutes formations métals, de la plus consensuel à la plus extrême peuvent ratifier ce style.
L'idée de mélodie orchestrale est souvent associée à celle de grandiose, on peut dire que la plupart des groupes essayent d'insufler à leur musique un souffle épique, grandiose. Cette partie mélodique (qui peut être laissée comme telle, dans les intros d'albums par exemple) est presque tout le temps fusionnée avec du Métal et des morceaux batterie/guitare puissants, qui donnent du rythme et amplifient le grandiose des compositions.
L'univers du Metal Symphonique est très souvent inspiré de la fantasy (Le Seigneur des Anneaux) ou de l'univers médiéval. Les chansons parlent souvent d'histoires fantastiques ou médiévales. Toutefois, certains groupes dépassent la simple fantasy pour se poser des questions sur le monde actuel à travers l'allégorie du fantastique. La force allégorique des textes de beaucoup de groupes est telle que chacun se représente son propre sens en rapport avec sa propre réalité.
Le genre du Métal Symphonique contient beaucoup de chanteurs et chanteuses différents. La plupart des groupes accordent une importance énorme au chant, qui est souvent aussi travaillé et puissant que toute la musique qui lui est liée.
Exemples de mélodies
* L'album Mother Earth de Within Temptation n'utilise que des claviers de synthé pour imiter l'orchestre, leur album suivant, The Silent Force, contient des parties jouées par un orchestre de 80 musiciens. Evidemment, avec l'orchestre c'est plus grandiose ! Mais tous les groupes n'ont pas les moyens de se payer les services d'un orchestre;
* The Dark Tower Of Abyss de Rhapsody est un bon exemple de mélodie classique, largement inspirée de Vivaldi. Deceiver Of Fools de Within Temptation, sublime chanson épique, contient une intro de deux minutes avant la venue des guitares. On peut aussi parler des influences diverses, comme la musique traditionnelle russe pour Moondance de Nightwish ou d'amérique latine et orientale pour New Century's Tarantella de Luca Turilli.
* le groupe Nightwish possède un univers fantasy unique, avec des chansons qui tournent à l'apothéose comme Ghost Love Score;
* Rhapsody, dont toute la discographie est un long voyage épique d'inspiration Moyen-Ageuse à travers les Mondes Enchantés (Enchanted Lands), nous raconte les histoires de preux chevaliers qui se battent sans fin contre les démons;
* Epica possède des textes souvent très réfléchis qui interrogent constamment le monde et la vie, allant au-delà du simple thème « Donjon et Dragons ». The Silent Force, de Within Temptation, est également, de par ses thèmes flous, un album allégorique, qui préfère parler de « peur de l'inconnu » pour parler par exemple du racisme, où « j'ai peur que bientôt tu révèles ton esprit dangereux » pour évoquer, pourquoi pas, la peur de la folie de l'homme;
* des groupes optent pour le chant lyrique féminin (Tarja Turunen chez Nightwish, Simone Simons chez Epica ou Geraldine Gadaut chez Benighted Soul) d'autres femmes chantant avec des voix plus sensibles (Sharon den Adel de Within Temptation) ou plus énergiques (Sonia Pineault de Forgotten Tales). Quelques groupes ont des chanteurs, comme Fabio Leone chez Rhapsody, ou les apparitions de Lauri Ylönen (chanteur de The Rasmus) et Ville Valo (chanteur du groupe HIM) dans le dernier album d'Apocalyptica.

# Posté le lundi 11 septembre 2006 09:17

Modifié le mardi 12 septembre 2006 08:06

Nu metal

Le nu metal ou néo metal est un genre musical dérivé du heavy metal. Fortement influencé par le virement tribal de l'album Chaos A.D. du groupe Sepultura en 1993, le néo metal va naître de l'influence réciproque que produiront les sorties d'albums tels que :

* L'album KoЯn du groupe éponyme en 1994.
* Adrenaline du groupe Deftones en 1995.
* Roots de Sepultura en 1996.

Le néo metal apparaît sur la scène médiatique au début des années 90 (en 1994 à Bakersfield plus précisément) essentiellement sous l'impulsion du groupe KoЯn.

Influencé par des groupes aussi importants que différents que Faith No More, The Cure, Depeche Mode ou Rage Against the Machine, cette musique est caractérisée par des riffs tranchants aux sons très travaillés (guitares 7 cordes et distorsions parfois soutenues par un effet flanger), une basse groovy (parfois slappée), le tout surnagé par une voix puissante et rageuse.

De nombreux groupes tels que Limp Bizkit ou Coal Chamber vont suivre cette voie quelques années plus tard.

Souvent décrié, le néo metal séduit principalement un public jeune et sert rapidement de qualificatif pour tous les groupes mélangeant au metal des éléments vocaux lyriques ou tirés du hip-hop ou encore de culture ethnique.
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# Posté le lundi 11 septembre 2006 09:18

Modifié le mardi 12 septembre 2006 08:08

Power metal

Le power metal(ou speed mélodique ou encore true metal, appelé aussi aux Etats-Unis speed metal), est un genre musical, dérivé du heavy metal, développé dans les années 1980 en Europe.

Certains font une distinction entre :

* le speed mélodique qui mettrait plus l'accent sur des solos de guitare rapides et virtuoses ;
* le power metal qui mettrait plus l'accent sur les synthétiseurs.

Comme plusieurs classifications artistiques, la classification ne fait pas l'unanimité.
Le power metal fut la forme de metal la plus populaire qui put survivre sans trop d'encombres après le déclin du metal des années 1990. Cependant, ses origines restent controversées :

* Le terme « power metal » a été utilisé pour des groupes de « Warriors », c'est-à-dire des groupes ayant un son puissant et une imagerie guerrière, notamment Manowar (premier album Battle hymns en 1982) et Running Wild (premier album Gates to Purgatory en 1984).

* Le terme « speed mélodique » a été lui utilisé pour Helloween (premier album Walls Of Jericho en 1985). À l'époque, cela semblait plus une émanation du thrash metal, que l'on appelait aussi speed metal, avec un accent mis sur la mélodie (ceci est notamment flagrant pour les premiers albums d'Helloween avec Michael Kiske au chant).

Actuellement, la tendance est plutôt à regrouper les deux branches, qui présentent de grandes similitudes.

On peut remarquer qu'au fil du temps le genre reste très discret et « underground » malgré sa popularité : des salles combles de 1500 personnes en Amérique du Nord, des arénas pleins à craquer en Europe et généralement, les groupes de power metal sont en tête d'affiche des plus gros festivals « Open Air » , notamment le désormais légendaire Wacken Open Air dans le comté de Schleswig-Holstein, en Allemagne (plus de 45 000 métalleux qui se réunissent sur trois jours de festivités).
Outre les instruments classiques du heavy metal (basse, guitare, batterie et chant), certains groupes ajoutent claviers, violons, flûtes et autres instruments atypiques du métal (dans ce cas, le groupe est catégorisé comme un groupe symphonique. Par conséquent, on rajoute ce mot en tant que suffixe à sa nomination, par exemple : power metal symphonique). Le batteur utilise une double grosse caisse, créant un « tapis » de battement (roulement de grosses caisses, en doubles croches) rapide et constant ; le micro pour la prise de son est placé proche de la peau, donnant un son plus proche du claquement que de la timbale. La plupart des groupes ont deux guitaristes, bien que plusieurs groupes européens se contentent d'un guitariste ; lors des solos, un des guitaristes assure la rythmique. Les compositions sont en général moins complexes que dans le métal progressif, mais les groupes s'appuient souvent sur la rapidité des guitaristes et de fréquents breaks.

L'ajout d'instrument qui s'éloignent du metal vient souvent d'un travail de mélange de musique à la guitare électrique, plus ou moins rythmée, avec des musiques d'inspiration anciennes (classique, celtique, médiévale...) ou plus inhabituelles (new age, synthétiseur...). Certains morceaux de groupes de metal sont des reprises de compositions classiques, mais il y a parfois des création nouvelles qui sont tellement inspirées de ces styles qu'elles pourraient passer à tort pour des reprises de morceaux classiques ou de chants renaissance, du moins dans les mélodies.
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# Posté le lundi 11 septembre 2006 09:20

Thrash metal

Le thrash metal est un sous genre du heavy metal. Ses origines remontent à la toute fin des années 1970, lorsque certains groupes commencèrent à mélanger la vitesse du speed metal aux riffs du heavy metal traditionnel. Mais c'est au début des années 1980 que Metallica popularisera le genre. Le thrash metal est caractérisé par une musique rapide et violente. Notez le premier « h » de thrash, qui signifie « battre, frapper » (et non pas trash qui signifie « poubelle »).

Le thrash metal tire ses racines dans plusieurs autres genres. On peut retrouver des influences du Punk (Sex Pistols, The Clash, The Ramones et le groupe britannique Discharge, précurseur entre autres du crustcore), de speed metal (Judas Priest, Motörhead) et de hard rock (Thin Lizzy) et de « biker rock » américain (Bob Seger, Lizzy Borden). Il était très fréquent au début du mouvement de même discerner l'influence du Rock progressif, surtout chez Metallica, où cela était flagrant avec les changement de signatures temporelles. Des groupes tels que Megadeth, Anthrax et Slayer étaient beaucoup plus proche du hardcore que du progressif. Enfin des groupes atypiques comme Venom et Testament sont à la limite du Thrash metal. Par la suite, Slayer c'est avéré être l'ultime groupe de Thrash de tous les temps.

Le premier rejeton du thrash metal, le death metal, verra le jour vers la fin des années 80 mais se popularisera dans les années 90.
Origines
On aperçoit les prémices du thrash metal dans les riffs de Symptom of the Universe, des Black Sabbath en 1975.

Mais le premier morceau que l'on peut réellement qualifier de thrash metal est une chanson du groupe new-yorkais Overkill de 1981, nommée Unleash the Beast Within. Dans la foulée, le groupe californien éphémère Leather Charm (première formation du guitariste et chanteur de Metallica James Hetfield) écrit Hit the light, qu'il reprendra plus tard avec Metallica.

C'est fin 1981 que sort ce que l'on peut appeler la première démo du thrash : Red Skies, de Metal Church. Metallica leur emboîta le pas en avril puis juillet 1982, avec leur deux démos Power Metal et No Life 'til Leather.

Le premier album de thrash metal est naturellement l'oeuvre de Metallica, Kill 'Em All sort en juillet 1983. Dans le même temps, en Europe, le thrash metal débute également mais il est moins rapide que son homologue états-unien, on peut notamment citer le groupe danois Artillery parmi les tous premiers.
Le thrash décolla véritablement en 1984,année de la seconde démo d'Overkill (Feel the Fire) et du premier maxi de Slayer, Hauting the Chapel. On tend alors vers un son de plus en plus lourd, de plus en plus sombre, comme dans Bonded by Blood, d' Exodus et le deuxieme album de Slayer, Hell Awaits en 1985. Le troisième monument du thrash voit alors le jour, Megadeth, mené par l'ancien guitariste de Metallica Dave Mustaine sort son premier album Killing Is My Business... And Business Is Good!, qui mêle thrash et touches de speed metal.

Le thrash décolle aussi en dehors des États-Unis, en Allemagne avec le premier album de Kreator (Endless Pain), au Brésil avec le premier maxi de Sepultura (Bestial Devastation) notamment.
C'est en 1986, année de la sortie d'albums cultes du thrash que le mouvement est à son apogée. On peut citer le très rapide et très lourd Darkness Descends de Dark Angel, Pleasure to Kill des allemands de Kreator (qui influença très fortement le futur death metal), Peace Sells... But Who's Buying? de Megadeth, Game Over de Nuclear Assault et l'album qui est considéré comme un des meilleurs albums de thrash de tous les temps, mais également du metal en général : Master Of Puppets, de Metallica. Mais c'était sans compter le monument même du thrash metal à savoir l'album Reign in Blood de Slayer, l'apogée d'un genre qui deviendra extrêmement lourd et rapide, combinant solos déments dans un tempo atteignant les 230 bmps.

En 1987, Anthrax sort l'album Among The Living, qui illustre le fait que leurs morceaux tendent à être plus mélodiques que ceux de leurs homologues du thrash. Un autre aspect de leur différence réside dans leurs paroles et leurs attitudes, bien moins sérieuses (voire ridicules) que celles de la plupart des groupes de thrash contemporains.

Parallèlement à tous ces groupes phares du thrash, certains se différencient et un nouveau style de metal fait son apparition. Death et Possessed (et son guitariste virtuose Larry Lalonde) donnent naissance au Death Metal et à son premier exemple Seven Churches, en 1985. Certains groupes mélangent également certains aspects du Speed metal au thrash : on peut citer Megadeth, Helstar, Heathen et Testament.

À la fin des années 1980, le mouvement commença à être saturé par des nouveaux groupes mais certains albums de cette période restent néanmoins des classiques : le troisième album de Sepultura, Beneath The Remains (1989) et celui qui est considéré comme le chef d'œuvre de Megadeth, Rust In Peace.

Le 20 juin 1989 vit apparaître la première vidéo de thrash sur les écrans de la chaîne musicale MTV, One de Metallica inspiré par le roman Johnny s'en va-t-en guerre et reprenant des extraits de l'adaptation cinématographique.

# Posté le lundi 11 septembre 2006 09:23